Cérébro-lésion

Le traumatisme crânien correspond à un choc reçu au niveau de la tête entraînant différents types de lésions. Les principales lésions sont provoquées par l’accélération, la décélération ou la rotation violente du cerveau, qui entraînent l’étirement ou le cisaillement des axones (« câbles ») à l’intérieur du cerveau. A côté de l’aspect traumatique, il peut également survenir à la suite de lésions acquises de type accidents vasculaire cérébraux (AVC), ruptures d’anévrismes etc. Le traumatisme crânien peut entraîner une perte de connaissance ou une période de coma que l’on pourra évaluer en suivant le score de coma de Glasgow et qui permettra d’évaluer sa sévérité. En fonction des régions cérébrales touchées, de l’intensité et de la durée du coma ainsi que du stade du traumatisme crânien, les séquelles seront différentes d’une personne à une autre (voir « Quelles conséquences ? »). Chaque blessé est unique, avec des symptômes et des séquelles uniques.

Il existe trois niveaux de gravité pour le traumatisme crânien que l’on peut décomposer de la manière suivante :

• Le traumatisme crânien léger : un traumatisme crânien léger est une commotion cérébrale traduite par l’interruption temporaire du fonctionnement habituel du cerveau : la personne présente une perte de connaissance inférieure à 30 minutes avec une amnésie post-traumatique de moins de 24h. Le score de coma de Glasgow après le traumatisme est compris entre 13 et 15, 15 signifiant que la personne est parfaitement consciente. La personne blessée peut également présentée une confusion ou une légère désorientation. Dans le cas d’un traumatisme crânien léger, l’issue est favorable puisque 80 à 90% des blessés voient leurs troubles disparaître dans les semaines qui suivent l’accident. Cependant, pour 10 à 20% d’entre eux, des troubles persistent

Pour plus de renseignements, vous pouvez télécharger ces plaquettes d’informations (lien vers « Traumatismes crâniens légers information destinée aux médecins urgentistes » et « au blessé adulte »).

• Le traumatisme crânien modéré : la perte de connaissance va se prolonger et amener à un coma qui sera plus ou moins profond. Nous parlons ici de niveau intermédiaire entre le traumatisme crânien léger et le traumatisme sévère. La sévérité de ce stade va dépendre de la profondeur du coma et de la durée de l’amnésie et des troubles.

• Le traumatisme crânien sévère : ce dernier est caractérisé par un coma plus profond qui peut durer de plusieurs jours à plusieurs semaines et dont le score de coma de Glasgow est évalué à 8 ou moins, le score de 3 correspondant à un état de coma profond. Environ 70% des blessés vont garder des séquelles lourdes.

La principale cause de traumatisme crânien survient suite aux accidents de la voie publique. Sur le nombre de personnes suivies par l’AFTC Lorraine, les accidents de la route représentaient 79% des cas de cérébrolésion chez les blessés suivis, soit 395 personnes. Pour la part restante, nous retrouvons des AVC (11%), des accidents de travail (3%), des agressions physiques (3%), des accidents domestiques (3%) et des tentatives de suicide (1%).

Les conséquences >